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mardi 21 février 2012

le 21-02-2012: le Pôle de compétitivité de Gafsa assiste un groupement de sociétés européennes à réaliser une série de projets à Gafsa



Un groupement de sociétés européennes compte réaliser une série de projets

en Tunisie, d’ici fin 2012. PROTUN (Promotion Tunisie) englobe une dizaine

de sociétés autrichiennes, espagnoles, italiennes et slovaques qui ont montré

un grand intérêt à investir dans notre pays. Il s’agit d’un ensemble d’entreprises

hautement spécialisées dans le secteur du recyclage et de la réutilisation des

énergies alternatives.

La mission du groupement est d’encourager les partenariats entre entreprises

européennes et tunisiennes ainsi que les entreprises à capitaux exclusifs étrangers

afin de les aider à s’établir en Tunisie, créer des postes de travail, favoriser

l’implantation de nouvelles entreprises, les aider à l’exportation et dynamiser

les ressources locales.

La région de Gafsa sera la première à bénéficier de ces investissements.

Des représentants du groupement se sont entretenus, le 15 février 2012, avec

le ministre de l’Industrie et du Commerce, des responsables de la Compagnie de

Phosphate de Gafsa, du Fonds de reconversion et de développement des centres

miniers de Gafsa, du Pôle de compétitivité dans la région, des banques et des

sociétés à capital-risque.

Selon Claus-Jurgën von Lattorf, président-directeur général du groupement,

la rencontre avait pour objectif la mise en place d’un plan de réalisation des dits

projets. Le montant global s’élève à 120 millions de dinars.

A noter aussi que les sociétés en charge de ces projets sont des fabricants de

technologies d’avant-garde en matière d’énergies renouvelables, de traitement

et réemploi de métaux lourds, de déchets solides urbains, d’huiles usagées, de

valorisation énergétique de la biomasse. Ces énergies constituent, pour certains,

une alternative sérieuse aux dérivés du pétrole. Pour la Tunisie, ceci représente

une opportunité en or, garantissant un transfert de technologie très précieux,

qui n’est pas assez exploitée même en Europe, estime M. Lattorf.

Confiance…

Il faut souligner que M. Lattorf est un habitué de la Tunisie. Il est déjà en partenariat avec une société tunisienne d’emballage à Ksar Saïd, depuis une trentaine d’années. Et son entreprise autrichienne, Biodiesel Technology, est actuellement en partenariat avec Biodex, une société tunisienne spécialisée dans la production du biodiesel à partir des huiles végétales usagées, créée en 2009. Elle est aussi partenaire dans PROTUN.



Implantée dans la zone industrielle El Mghira, cette société a une production de 8 mille tonnes de biodiesel par an, destiné à l’exportation. Son directeur exécutif, Mounir Bezzarga, travaille actuellement avec l’Agence de maîtrise de l’énergie et l’Agence de gestion des déchets pour mettre en place des textes de lois visant à promouvoir l’utilisation du biodiesel en Tunisie à l’instar de l’Europe pour réduire le gaz à effet de serre.

Cette relation avec la Tunisie a incité M. Lattorf a visité la région de Gafsa en juin dernier, période durant laquelle les sit-in à répétition avaient bloqué l’activité de la Compagnie de Phosphate de Gafsa. Mais ceci ne l’avait pas découragé à avancer dans les projets. «Espérons que ça ne continue pas. Les institutions tunisiennes n’ont pas cessé de fonctionner même en pleine révolution. Ceci nous donne confiance en la destination, si on la compare avec la Libye, par exemple. En plus, elle présente plusieurs avantages et incitations à l’investissement étranger et dispose d’une main-d’œuvre qualifiée et compétitive», affirme-t-il.

La visite de Gafsa a aussi motivé la création de PROTUN, vu la problématique du chômage qui a constitué l’essence même de la révolution.

Le représentant de PROTUN a aussi eu un entretien avec les responsables de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII) qui a porté sur les avantages de l’investissement à Gafsa. Il affirme que le Pôle de compétitivité de Gafsa donnera une assistance au groupement par la mise à disposition des laboratoires, des terrains et aussi des ingénieurs.

Démarrage…

Pour l’instant, le groupement a finalisé les études de trois projets, dont la concrétisation pourra démarrer immédiatement, selon M. Lattorf. Ils ont le potentiel de créer 2.350 emplois dans la région de Gafsa.

Ils concernent l’exploitation des déchets ferreux de la mine de Gafsa, la culture des plantes énergétiques et la culture des fleurs. Pour le premier, l’objectif est de recycler tous les aciers de la CPG (500.000 tonnes) et trier toutes les pièces qui peuvent être réutilisées, tels que les moteurs, pompes hydrauliques, etc. lesquels seront démontés et classés pour être vendus dans le monde entier sous forme de pièces détachées d’occasion. Les pièces non vendues seront découpées et classées en types de métaux pour leur exportation vers les hauts-fourneaux. L’investissement coûtera plus de 11 millions de dinars et créera 350 postes d’emplois.

Le deuxième projet consiste, dans une première étape, à semer 6 mille hectares de plantes énergétiques qui serviront à produire l’huile et la biomasse pour le biodiesel et le tourteau pour les aliments d’animaux. Sachant que ces plantes, qui n’ont pas besoin de beaucoup d’eau pour leur développement, sont également utilisées pour combattre la désertification. Le montant d’investissement est d’environ 21 millions de dinars, pour la création, attendue, d’un millier de postes d’emplois, mais pouvant atteindre les 5 mille, dans une deuxième étape.

Le troisième projet concerne la culture des fleurs, destinées à l’exportation. On estime qu’il créera 1.000 emplois, dont 500 durant la première étape… L’investissement sera à la charge de la société italienne Florisol.

Transfert de technologie…

Pour le reste des projets, les études n’ont pas été encore finalisées pour certains alors qu’il est nécessaire d’importer les équipements nécessaires de l’Europe pour les autres.

Tous les projets ont une valeur ajoutée soit en termes de l’exploitation de l’énergie bio ou de transfert de la technologie. «On est prêt à faire des partenariats avec des Tunisiens pour le transfert de la technologie et attaquer les marchés africains et autres», indique M. Lattorf.

Parmi ces projets, il y a un projet de recyclage des pneus usés et les courroies convoyeuses de la CPG. L’objectif est de produire du gazole lourd, du charbon noir, du métal et du gaz. Le gazole lourd pourra être utilisé dans les équipements de la CPG ou même pour l’exportation. Le charbon noir pourra être vendu à la compagnie locale fabricant les nouveaux pneus pour Pirelli. Le métal sera entièrement destiné à l’exportation. Le gaz servira à créer de l’électricité qui devra être vendue à la compagnie locale. Le montant de l’investissement est d’environ 14 millions de dinars, pour une production de 20 mille tonnes annuelles de pneus et de caoutchouc. Le projet créera 45 postes d’emploi.

Un autre projet, encore en phase d’étude, consiste à recycler tous les déchets provenant des terres, roches et phosphates de la CPG. Le groupement n’a pas encore identifié le montant de l’investissement et le nombre d’emplois à créer.

Mais ce n’est pas tout, car il faut y ajouter le projet de culture des fraises qui utilise une technique assez nouvelle en Tunisie, à savoir la culture hydroponique qui consiste à semer les fraises sans utilisation du sol qui est remplacé par le sable. L’investissement du projet s’élève à 250 mille dinars par hectare, générant 25 postes d’emploi par hectare.

Il s’agit aussi d’exploiter les terres argileuses de la région de Gafsa par l’installation d’une usine de briques et dalles en céramique. Ces matériaux seraient destinés à l’exportation et à la consommation locale. Mais le projet nécessite l’installation de machines modernes permettant de produire en grandes quantités et à moindre coût.

La fabrication artisanale ne sera pas non plus négligée, étant donné qu’il y a une grande demande pour des produits sur mesure d’objets artisanaux.

En outre, de grandes quantités de terres extraites de la mine peuvent être employées. Le projet coûtera plus de 4 millions de dinars d’investissement en machines et entrepôts, générant 40 emplois, en première phase pour atteindre 100 postes ou plus, selon la demande du matériel artisanal.

Autres régions…

M. Bezzarga affirme que toutes les régions sont intéressantes pour implanter ces projets. «Par exemple, pour les serres de fraise, elles peuvent être implantées partout en Tunisie. Même chose pour les fleurs et pour le recyclage des déchets ménagers», affirme-t-il.

Ainsi, pour le recyclage des déchets ménagers, PROTUN compte implanter un projet qui consistera en la gazéification à basse température pour dégager du gaz utilisé pour produire de l’électricité, employant au début une vingtaine de personnes, pour atteindre une cinquantaine plus tard. M. Bezzarga souligne que le gouvernorat de Tunis produit à lui seul 166 mille tonnes de déchets par an. Un potentiel à développer.

Un autre projet vise à fabriquer un diesel de synthèse à partir de la biomasse, de déchets organiques et de matières plastiques, d’huiles minérales, prévoyant d’employer une quinzaine de personnes, au démarrage.

Une usine de parfum sera également implantée à Gafsa, dont les produits seront exportés vers les marchés européen et africain; environ 36 pourraient voir le jour. Une usine de compactage de véhicules est prévue à Tunis avec l’objectif de compacter et emballer tous les véhicules hors d’usage de Tunis, essentiellement destiné à l’exportation. Une vingtaine de postes d’emploi seront créés.

On aura compris qu’il s’agit de projets de taille moyenne qui sont, selon M. Lattorf, faciles à gérer et présentant moins de risques que les grandes entreprises. Il a, d’ailleurs, affirmé que la Tunisie devra tabler sur ce genre de projets pour résoudre progressivement la problématique de l’emploi et préserver les postes.

Un taux d’encadrement élevé…

Selon M. Bezzarga, le taux d’encadrement est de 15% pour les différents projets. «On aura besoin d’ingénieurs qualifiés et de techniciens supérieurs et aussi de la main-d’œuvre non qualifié qu’on peut adapter et former pour faire les tris dans les collectes des déchets pneumatiques, les ferrailles. C’est un métier assez complexe à apprendre», précise-t-il. Il y aura aussi des experts étrangers dans tous les domaines qui vont assister les projets dans les premiers mois de démarrage et pour faire le suivi.

Ceci dit, la société Biodex constitue un exemple à méditer qui incite à développer le secteur des énergies renouvelables en Tunisie. Cette usine de production du biodiesel compte atteindre 24 mille tonnes par an contre 8 mille tonnes actuellement, grâce au développement des plantes énergétiques. Il s’agit aussi de développer la production des équipements de biodiesel, dans le cadre de l’innovation technologique, insiste son responsable.

Côté emploi, l’usine a permis la création d’une cinquantaine de microprojets, consistant en des centres de collecte des huiles végétales usées vendues à Biodex, générant environ 150 postes d’emplois. L’usine elle-même emploie une cinquantaine personnes entre ingénieurs qualifiés et main-d’œuvre. M. Bezzarga affirme qu’il y a un programme d’extension de l’usine, avec la possibilité de s’implanter vers d’autres régions et de développer d’autres activités comme le diesel synthétique. Il est extrait du plastique et des déchets ménagers, et les projets pourraient être implantés près des décharges publiques à Tunis, Sfax et Sousse.

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